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Ne laisse personne te voler les mots

un spectacle de Michel André adressé à la jeunesse
2017-2020

« Faute d’Histoire, on se raconte des histoires et ça finit par faire des histoires » Rachid Benzine

Cette création s’appuie sur l’histoire personnelle de l’acteur Selman Reda et le voyage intellectuel qu’il entreprît, après avoir été chassé de sa maison à 16 ans par un père devenu violent et rigide dans sa pratique religieuse. Le spectacle fait de la rencontre entre l’acteur (avec ses questions, ses doutes) et les recherches de l’islamologue Rachid Benzine, l’assise essentielle à ce travail. Ce spectacle, qui s’adresse avant tout à la jeunesse, part de l’histoire vécue de Selman Reda et nous conduit jusque dans le désert d’Arabie occidentale il y a de cela quinze siècles.

« Jeune musulman ayant grandi en France dans les années 80, j’ai été subitement confronté dans mon adolescence à de nouvelles règles religieuses prescrites par mon père. N’en supportant plus le caractère parfois violent, et désireux d’en comprendre l’origine, je suis parti dans une recherche autodidacte à travers des études et des récits. J’ai croisé sur ma route, un homme, Rachid Benzine, islamologue, qui étudie l’émergence du Coran dans la société du 7ème siècle et qui s’est engagé dans la transmission de cette histoire auprès des jeunes.
A travers notre conversation et les apports des sciences sociales, de l’histoire et de l’anthropologie, j’ai pris conscience des mythes sur les origines de l’islam avec lesquels beaucoup de musulmans vivent. Les textes sacrés de l’islam, relus aujourd’hui, produisent en effet de nouvelles compréhensions, inédites dans l’histoire des croyants. Avec ce spectacle, je souhaite rendre compte de ce voyage. » Selman Reda


« Un spectacle d’utilité publique »
Guilhem Bernard, enseignant au collège Germaine Tillion – février 2018

« Trois ans après les attentats de Paris, la religion musulmane fait son entrée au théâtre, avec un public bien particulier : des jeunes collégiens et lycéens marseillais. Une initiative qui séduit ces ados et les pousse à s’interroger. »
Edith Bouvier – VSD – mars 2018

« Un à un, il décortique les mots qui envahissent notre quotidien, revient sur leur étymologie et désamorce leur teneur négative … Kafir, habituellement traduit par « infidèle », devient « celui qui ne croit pas aux signes » ou « celui qui recouvre les graines, l’agriculteur ». La charia, « le chemin qui mène à la source ». Quant à la sourate de l’épée, cet extrait du Coran souvent utilisé par l’organisation Etat islamique (EI) pour justifier ses atrocités, Selman Reda, livre en main, en fait une lecture expliquée qui laisse les adolescents bouche bée. Souligné, le paradoxe d’une traduction erronée devient évident. »
Gilles Rof – Le Monde – mars 2018

« Créer un langage commun, un imaginaire commun et un projet commun est quelque chose d’extraordinairement difficile ». C’est ce que confie Francis Charhon à Alexandre Héraud dans ce deuxième épisode inédit dédié au pouvoir des mots.
Les mots ont cette étonnante capacité à rassembler tout autant qu’à diviser mais sans eux, les moyens d’expression et de réflexion s’appauvrissent. Partant de constat, le Fonds du 11 janvier a soutenu plusieurs associations qui travaillent avec les adolescents à la reconquête de leurs histoires avec leurs propres mots. Alexandre Héraud en a rencontré deux : la ZEP (Zone d’Expression Prioritaire) et le Théâtre de la Cité.
Pour écouter le podcast : ICI

Le spectacle Ne laisse personne te voler les mots a été créé après plusieurs résidences au sein d’établissements scolaires et de théâtres. Une version allégée du spectacle a été conçue pour être diffusée dans les établissements scolaires, une classe, un amphithéâtre, un centre social…. La représentation est suivie d’un échange avec les jeunes, les professionnels, parents, public.


Distribution/production

Écriture Selman Reda avec la collaboration de Rachid Benzine • Mise en scène Michel André • Jeu Selman Reda et Djamila Lebdiri (musicienne / Oud) • Scénographie Mariusz Grygielewicz • Vidéos Florence Lloret • Costumes Aude Amedeo • Livret pédagogique Sandrine Delrieu • Médiatrices débat Soukaïna Sentissi ou Cécile Mininno • Création lumière Guillaume Parmentelas et Séverine Monnet • Production – Diffusion Théâtre La Cité • Soutiens financiers Fonds du 11 Janvier, Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation, Préfecture des Bouches du Rhône, Région Sud, Conseil Départemental des Bouches du Rhône • Remerciements à la Scène nationale de Sète et aux professeurs et élèves des lycées Colbert (Marseille 7e), Frédéric Mistral (Marseille 8e) et les Eucalyptus (Nice) pour l’accueil en résidences de création • Le Théâtre La Cité est soutenu par La Ville de Marseille (culture), le Conseil Départemental des Bouches du Rhône (culture), la Région PACA (culture) et la DRAC PACA (politique de la ville et éducation artistique et culturelle).