Omegaville

film de Anne Alix

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Trois formes différentes et complémentaires construisent ce film.

Le réel :

Pour ce, je me concentre principalement autour de l’épicerie snack de la famille Tir située en plein cœur de Fontvert (un des seuls lieux « vivants » de cette cité – ex cœur des bidonvilles du quartier – restée repliée sur elle-même). J’y viens régulièrement, prend le café, installe ma caméra, provoque des discussions relayées par les 2 frères qui tiennent le lieu. Il ne s’agit pas d’interview ou d’entretien mais de véritables scènes documentaires. Petit à petit, mon cercle d’action s’élargit et c’est la vie de la cité que je commence à filmer : les rapports de voisinage,  les tensions liées à la violence et à la précarité, le rapport à la communauté et à la solitude dans la cité…

L’allégorie:

Paysages : Il s’agit pour moi de condenser en quelques images, la transformation physique de cet espace. Le souvenir est porté par la voix et le récit de quelques habitants, les images sont une allégorie de la forêt aux grands ensembles.
Portraits : J’ai décidé de réaliser une série de portraits visuels ou sonores des habitants, à même de rendre compte de la multitude et de la richesse des personnes présentes. C’est aussi ma cartographie humaine du lieu.
Danse : pour moi, il s’agit de partir de la danse telle qu’elle se pratique dans le quartier (et qui renseigne très bien sur la vitalité ici à l’œuvre) pour l’emmener vers des horizons plus utopiques en complicité avec de jeunes danseurs du quartier.

La philosophie :

Dans mon esprit, ce quartier auquel je m’attache rentre en écho avec le monde plus vaste. Les mêmes phénomènes y sont à l’œuvre et particulièrement visibles dans ce territoire : transformation accélérée et réduction de l’espace, disparition de la nature, fin des cultures traditionnelles, généralisation de la société de consommation et de la précarité, cohabitation, nécessité de repenser l’histoire ensemble pour tenter d’ouvrir un nouveau chemin. Ce sont aussi les questions qui m’habitent sur le devenir du monde que je pose aux habitants et sur lesquelles je leur demande de réagir.
Pour ce faire, je m’appuie sur un certains nombres de texte (Fanon, Wideman) mais aussi sur des réflexions entendues sur place et qui m’ont interpellée.
Deux complices ont accepté et relevé ma proposition. Ils seront des figures récurrentes du film, mis en scène assis sur leur muret au milieu de la cité (la Busserine), attendant on ne sait quoi ou qui, ils dissertent sur le rapport au temps, à l’histoire…

Ce film fait partie des trois premiers épisodes de Chemin faisant Marseille, coproduits par MP2013 et présentés au MuCEM le 6 octobre 2013.

Acheter le DVD en ligne (8€)
ou par chèque, en nous renvoyant le bon de commande

Coproduction Théâtre La Cité – Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la culture • Soutiens Ville de Marseille, Conseil Général 13, Région PACA, Acsé dans le cadre de la Politique de la Ville, et DRAC PACA dans le cadre du Plan Espoir Banlieues, Caisse des Dépôts et Consignations • Partenaires centre social l’Agora, centre social Flamants-Iris, centre social les Musardises-FAIL13, centre social Baussenque, ADDAP 13, Film Flamme – Polygone étoilé

Omegaville

Date Lieu
le 6 octobre 2013 au MuCEM (Marseille)
le 30 novembre 2012 Centre social Flamants-Iris (Marseille 14ème)
le 16 novembre 2012 Centre social l'Agora (Marseille 14ème)
le 7 juin 2012 Cinéma Le Merlan (Carte Blanche au festival Image de Ville à Marseille)
le 24 mars 2012 Théâtre La Cité (Biennale des écritures du réel #1)
septembre-octobre 2011 Dans les quartiers (Marseille)

Omégaville – Extrait

Omegaville extrait from La Cité, Maison de théâtre on Vimeo.

Collection Les Ecritures du réel #5

DVD en vente au Théâtre la Cité (8€)
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