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Obstruction brusque d’un vaisseau par un corps étranger

performance de veejaying de Denis Cartet

Obstruction brusque d’un vaisseau par un corps étranger

OBSTRUCTION BRUSQUE D'UN VAISSEAU... © Sigrun Sauerzapfe

Lorsque le cinéma rencontre la performance… Fragments de mots et de phrases, bribes d’images et de sons mixés en direct par Denis Cartet (réalisateur) et Frédéric Accart (compositeur) :
Mon père est mort en mars 1977, j’avais 11 ans. L’obstruction brusque d’une part de ma vie est intimement liée à la guerre d’Algérie, dans laquelle mon père a été projeté au sein d’un corps étranger : la légion. Je suis parti à la rencontre des gens qui peuplaient ma mémoire…
Denis Cartet

Obstruction brusque d’un vaisseau par un corps étranger sera suivie de PETITES MEMOIRES DIGITALES, une performance de veejaying réalisée avec des stagiaires de l’École de la 2e chance, dans le cadre d’un atelier.
Partir au plus lointain de nous-mêmes à la cueillette de ces petites olives de réalité, et au creux des mâchoires de notre inconscient recueillir une huile, un élixir, un chaos de mots et d’histoires. Voilà la vertigineuse proposition faite à ces quelques âmes de la seconde chance, dont ils se saisissent timides et tremblants, à leur manière, eux aussi saturés de ce faux semblant de réel qui les noie chaque jour un peu plus. Alors pagayons ensemble mes amis aux confins de nos continents perdus, la caméra comme un dernier phare avant le large.
Denis Cartet

Cinéaste et réalisateur, « fabriqueur » d’images documentaires en temps réel, Denis Cartet est passé maître de la performance et du traitement de l’image en direct : l’art du Veejiing. C’est à ce titre qu’il a donné une première Master Class au Théâtre de Shams à de jeunes artistes de Beyrouth à l’invitation de Icare Academy. Ce travail a conforté la mise en route du projet RAMI et s’est poursuivi par un temps d’atelier à ZINC/ECM-Marseille pendant la Résidence Arbomed en octobre 2006.

Denis Cartet a réalisé cinq films courts, en 16 et 35mm, primés dans plusieurs festivals. En 1996, il crée un laboratoire artisanal de développement de film 16mm à la main. Il tourne et fabrique ses propres images en 16mm et en vidéo numérique. Ses samples images sont ensuite retraitées via l’ordinateur. Toujours en recherche d’une esthétique en mouvement, il s’attache à mixer sur le tempo de la musique des images abstraites (chimiquement distordues), des citations cinématographiques qu’il se réapproprie via l’informatique, et du found footage.

Découvreur d’images toujours en quête d’explorations nouvelles, il projette sur grand écran des mixages d’images denses, rigoureux. Au croisement de l’expérimental cinématographique, de l’abstrait numérique, et d’une figuration toujours maîtrisée, il fait danser l’image et la retraite, en direct, au diapason de la musique. Les écrans sont des grandes toiles blanches, des murs, ou toutes autres surfaces pertinentes qu’il utilise en fonction du lieu.

Denis Cartet, fondateur et directeur de la structure Digital Borax, est résident à la Friche Belle de Mai (Marseille) depuis 1996.

Infos pratiques

une proposition du Théâtre La Cité
dans le cadre de la 1ère Biennale des écritures du Réel

le 31 mars 2012
Théâtre La Cité

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