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Chercher quelque chose qui ressemble au bonheur qui fuit toujours

projection et rencontre


avril 2006

Chercher quelque chose qui ressemble au bonheur qui fuit toujours

|MOTS POUR MAUX © Lieux fictifs|LA VRAIE VIE © Lieux fictifs

La vraie vie est un film où le regard et l’émotion sont intimement liés à l’acte de mémoire. La mémoire qu’Aziz nous livre transparaît dans le film comme l’énergie qui permet à chacun d’aller de l’avant, de dépasser son histoire, de continuer à chercher. Chercher quelque chose qui ressemble au bonheur qui fuit toujours… Pour nous parler de sa vie, de ses désirs, Aziz fait appel à des séquences de cinéma. Son récit nous interroge sur la puissance des images qui brouille parfois notre perception de la réalité vécue.
26 minutes – 2000 / Réalisation : Joseph Césarini

Mots pour maux. Le mot enferme généralement un sens, parfois des sens, souvent des sensations. Détourner le sens du mot est parfois retrouver son sens caché, original, oublié, c’est rêver un peu. Là où les gens sont enfermés, le mot peut être source d’évasion, de liberté, d’imaginaire, de confrontation, de contradiction. Il va aussi résonner (si on le fait entendre) aux gens « libres » qui jamais n’avaient songé à un autre sens à ce mot.
Chaque stagiaire des Ateliers de Formation et d’Expression Audiovisuelle au Centre Pénitentiaire de Marseille a donc choisi un mot et en a défini deux sens avec des images et des sons. Ainsi le film Mots pour maux est-il constitué de huit courts métrages : écrou, greffe, horizon, promenade, cantine, le temps, yo-yo, cellule, autant de mots qui ont une signification autre en prison que celle qu’on a coutume de leur attribuer à l’extérieur.
35 minutes – 2005 / Réalisation collective : Dominique Comtat, Didier B, Aziz B, Jean B, Fabrice C, Alexandre C, Frédéric C, Yoanne D, Stéphane S.

Lieux Fictifs a été créée en 1994 à l’initiative de José Césarini et Caroline Caccavale, réalisateurs indépendants qui souhaitaient formaliser en un lieu leurs réflexions et leurs pratiques sur l’image. Issu de l’école des Beaux-Arts, ils mènent un travail photographique et réalisent des installations vidéos.
Dès 1987, ils mettent en place un atelier vidéo dans la prison des Baumettes et entament une réflexion sur la télévision en prison qui se concrétise avec la création de Télé Vidéo Baumettes, le canal interne de l’établissement.
En 1989, ils découvrent le cinéma à travers une rencontre avec le cinéaste Renaud Victor. De cette rencontre naîtra un film documentaire de deux heures, De jour comme de nuit, tourné en détention, et dont la réalisation durera jusqu’en 1991.
Ils sont rejoint dès 1997 par d’autres individualités. Lieux Fictifs met en place, dans le cadre de la politique culturelle et de formation en milieu carcéral, les Ateliers de Formation et de Création Audiovisuelle à la prison des Baumettes dans un « studio » construit en détention. Chaque année, des expériences cinématographiques sont menées dans ce contexte de travail par des professionnels de l’image et du son : techniciens, cinéastes, vidéastes, metteurs en scène…

le 27 avril 2006
à La Cité, Marseille

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