Ce n’est pas un hasard

rencontre avec Ryoko Sekiguchi

Ce n’est pas un hasard

CE N'EST PAS UN HASARD © Ryoko Sekiguchi

Quelle mémoire de Fukushima ?

«Après la triple catastrophe qui a frappé le Japon le 11 mars 2011, la zone sinistrée s’est trouvée confrontée au problème de la mémoire, des mémoires de toutes espèces : de la catastrophe, des quartiers qui n’existent plus, des personnes qui ne sont plus.
Que conserve-t-on, que ne conserve-t-on pas ? Un immeuble en guise de mémorial ? Des photos ? Les objets archéologiques trouvés dans la zone contaminée peuvent-ils être conservés ? Voici les questions que je souhaite aborder avec vous, ici, à Marseille. J’apporterai pour cela les images que j’ai prises lors de mon dernier voyage à Fukushima à l’automne 2012, les histoires que j’y ai recueillies…
​Et je voudrais parler avec vous de votre mémoire, de ce que vous conservez d’histoires vécues, tragiques ou heureuses, et de ce que vous voudriez conserver au cours de votre vie, mais aussi de ce que vous voudriez que ceux qui vous aiment conservent un jour, peut-être, bien plus tard, en mémoire de vous. »
Ryoko Sekiguchi

À 15h, Ryoko présentera des extraits de son livre, projettera des photos de Kazutomo Tashiro réalisé à Fukushima entre 2011 et 2013, nous parlera de son voyage à Fukushima en 2013.

Puis vers 16h30, Ryoko propose un workshop sur la mémoire d’un drame.

« Je voudrais, pour ce workshop, que chacun de participants apporte un objet en rapport avec leur mémoire personnelle, et nous le raconte. L’histoire peut être très personnelle (exil, déménagement, décès d’un proche, le lieu de vacances d’été qui n’existe plus…). Cela peut être un objet, une photo, un plat (souvenir gustatif), une phrase, ou un geste de quelqu’un, pour aider au fait que tous les participants puissent partager cette histoire. »

Ryoko Sekiguchi est née en 1970 à Tokyo. Elle vit à Paris depuis 1997. Le 11 mars 2011, l’événement « naturel » qui détruisit le site de Fukushima est devenu une des catastrophes les plus graves de notre XXIe siècle naissant, un nom inconnu devenu « nom propre » : Fukushima. Ryoko Sekiguchi a tenu une chronique de ce désastre, du 10 mars au 30 avril 2011, Ce n’est pas un hasard (Éditions P.O.L), où les paroles de personnes rencontrées croisent ses réflexions sur la « catastrophe », ce surgissement sur fond d’une menace toujours latente. Ryoko Sekiguchi est actuellement lauréate de la Villa Médicis.

Retour de Fukushima

le 11/03/2014
La Provence

Que conserver pour ne point perdre la mémoire ?

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Infos pratiques

Des photographies de Kazumoto Tashiro  artiste choisi par Ryoko, seront montrées à la Maison de la Région à partir du 11 mars, 3 ans jour pour jour après la catastrophe de Fukushima (et jusqu’au 16 mars).

Une proposition du Théâtre La Cité en partenariat avec L’Equitable Café
L’entrée est libre, mais pour nous puissions prévoir le rythme et le temps de cet échange, merci de vous inscrire ICI.

dimanche 16 mars de 15h à 18h
à l’Équitable Café

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