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Anna Politkovskaïa : non rééducable

spectacle théâtre de Mireille Perrier

Anna Politkovskaïa : non rééducable

ANNA POLITKOVSKAIA © Julie Durand

Pour avoir relaté les crimes militaires et les mensonges officiels du pouvoir du Kremlin, et avoir pointé les obscurités de l’insurrection tchétchène, la journaliste Anna Politkovskaïa s’est vue attribuer le titre de sujet « non rééducable » par l’Etat Major russe, avant d’être assassinée.
Il ne s’agit pas de vénérer la tombe de la journaliste morte, mais d’entretenir le feu de son combat vivant. Mireille Perrier

Dans la foulée des représentations :
Rencontre avec Mireille Perrier le 20 mars à La Minoterie
« Quelles pratiques pour une presse libre en France? » le 21 mars à La Minoterie.

Rencontre avec Mireille Perrier, comédienne et metteur en scène le 20 mars à La Minoterie
Le théâtre est un lieu d’où l’on doit sortir transformé estime la comédienne dont le parcours, du théâtre au cinéma, l’a amenée à travailler avec Antoine Vitez, Léos Carax, Philippe Garrel, Amos Gitaï… En 2008, elle réalise un premier documentaire La scandaleuse force du Passé, sélectionné au FID Marseille. La même année, elle découvre le texte de Stefano Massini Anna Politkovskaïa : non rééducable : « Il n’y a pas de choix, mais une nécessité de le porter sur la scène ».

Quelles pratiques pour une presse libre en France ? le 21 mars à La Minoterie
Anna Politkovskaïa reste le symbole de la lutte pour la liberté d’expression en Russie et est considérée comme la seule journaliste indépendante du pays.
En présence de Marie-Josée Sirach, responsable du service culture à L’Humanité et présidente du syndicat de la critique dramatique; Michel Gairaud, rédacteur en chef du mensuel Le Ravi; de Nils Solari membre du réseau Acrimed et de Nina Kéhayan, professeur agrégé et traductrice de russe.
En dialogue avec d’autres journalistes et les spectateurs, il s’agit de questionner les conditions de production de la presse en France. Un temps de réflexions partagées pour réinterroger et réactiver l’un des principes fondamentaux de notre système démocratique.

Conception et interprétation Mireille Perrier • Conseiller artistique Jean-Charles Dumay • Conseils chorégraphiques Adrien Dantou • Création lumière Ishrann Silgidjian • Création sonore Angelo Nizard • Conduite lumière Sarah Grandjean • Création Costumes Laure Jeger • Photographe Julie Durand • Réalisateur, adaptation et film Pablo Garcia d’après un texte de Stefano Massini (éd. L’Arche) traduit par Pietro Pizzuti qui relate sous forme de notes quotidiennes, d’interviews, de correspondances, le combat mené par la journaliste russe assassinée à Moscou en 2006.
Télécharger le dossier de presse.

Je me limite à raconter des faits. Les faits : tels qu’ils se produisent, tels qu’ils sont.
Ça peut paraître la chose la plus simple, ici, c’est la plus difficile.
Et ça coûte un prix fou.
Quel prix ?
Le prix que tu payes quand tu ne pratiques plus un métier, mais tu rentres en guerre.
Tu combats. Tu te sens un combattant.

Anna Politkovskaïa

Mireille Perrier porte les mots de la journaliste, non comme un étendard, mais pour en permettre une nouvelle appropriation, les laisser dessiner une nouvelle histoire.
Il convient d’éviter toutes tentatives d’identifications, de surenchère dramatique et de laisser la possibilité au spectateur de réfléchir à ce qu’Anna Politkovskaïa a choisi de vivre. Le combat d’Anna Politkovskaïa vit. Son courage est au-delà de tous les hommes qui dorment pendant que les armées, les milices, les polices, tuent, en toute impunité, qu’ils soient ou non cagoulés. Le théâtre est l’assemblée où les morts injustement tués reviennent se montrer au public pour demander réparation. Monter Non rééducable, signifie faire vivre sa détermination, poursuivre sa lutte pour la liberté et faire entendre sa voix lucide, porteuse d’espérance et d’avenir.

Politkovskaia l’insoumise (Biennale #1)

le 20/03/2012
La Marseillaise

Mireille Perrier incarne avec sobriété la journaliste russe assassinée en 2006 à Moscou. Conçue par la comédienne, la pièce est accueillie par La Minoterie pour la Biennale des écritures du réel.

Cédric Coppola

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La Minoterie et le Théâtre La Cité présentent un spectacle de la cie L’Abeille et l’Orchidée-Paris

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