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JEUNES À VIF, JEUNES EN DEVENIR

groupe de réflexion


sept 2016 - avril 2018

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Le projet « Jeunes à vif » a développé un chemin de création et de pensée entre artistes, communauté éducative, jeunes, parents, acteurs de terrain et chercheurs autour des questions de décrochage affectif et social, voire de radicalisations dont certains jeunes peuvent être à la fois victimes et acteurs.
Ces situations questionnent plusieurs dimensions, celle de la construction des parcours de vie, et le besoin de partager de nouvelles ressources pour penser les tensions et mutations de ce monde actuel.
En développant une dynamique croisée art – éducation – social – soin – recherche, le Social Lab du Théâtre La Cité a ouvert un espace pour travailler de manière transversale et s’outiller face à ces questions. Il s’agissait de construire ensemble un contre-discours et des alternatives aux discours radicaux, en étant au plus près du terrain et de ce qu’il s’y joue.

Nous avons mis en œuvre :
> Le spectacle de théâtre Ne laisse personne te voler les mots, destiné à la jeunesse et à la communauté éducative, a été créé à partir du récit de parcours de vies où les croisements de cultures ont fabriqué de l’altérité et de l’inclusion. Il est en tournée depuis fin 2017 dans des structures éducatives, sociales et culturelles, suivi d’un débat avec les jeunes, parents, publics.
> Le groupe de réflexion « Face aux jeunes à vif » composé de professionnels, de parents et de jeunes, a été créé à l’automne 2016 pour aborder de manière transversale les questions de décrochage affectif et social de certains jeunes, dont une des expressions les plus inquiétantes peut prendre la forme de radicalisation et de violence contre une société dans laquelle ils ont pourtant grandi. Le groupe a construit un parcours sur le territoire entre recherche, observations de terrain et outillage collectif.
> Des conférences-rencontres avec des chercheurs, auteurs, artistes… ont permis d’éclairer ces sujets.
> Une série d’outils vidéo destinée à partager les recherches et à susciter des échanges et dialogues.

L’ensemble du projet a été présenté lors de la Biennale des écritures du réel #4.

La première année, nous avons à la fois décortiqué certains éclairages sur les questions de la haine, de l’adhésion à une idéologie de type Daesh, de la construction de l’identité et des appartenances,… et échangé des ressources permettant de mieux appréhender l’historicité de certaines représentations et croyances (notamment l’approche historico-critique vis à vis du fait religieux de Rachid Benzine).

Le groupe a également contribué à l’accueil de plusieurs chercheurs et auteurs (Magyd Cherfi, Omar Benlaala, Hicham Abdel Gawad) dont les récits permettaient d’engager une réflexion à la fois sensible et sociale.

ACTIONS MENÉES DURANT L’ANNÉE 2017 / 2018

> Accueillir dans certains lieux (collèges, lycées, structures sociales) le spectacle « Ne laisse personne te voler les mots » suivi d’un débat avec les jeunes et adultes présents.
> Animer des ateliers à partir des vidéos réalisées suite aux invitations de chercheurs et auteurs.
> Inviter les jeunes et familles aux prochaines invitations de chercheurs et auteurs, et penser un temps de dialogues ensuite.
> Repérer dans l’année des événements ayant lieu à Marseille faisant écho à nos questionnements.
> Créer une dynamique autour des spectacles et rencontres durant la Biennale des écritures du réel (17 mars-14 avril 2018) avec des jeunes et habitants.

Ce projet s’est construit sur le territoire en dialogue avec le Rectorat Aix-Marseille, la Préfecture des Bouches du Rhône et le Conseil Départemental 13 (Culture/Social).
Il était soutenu financièrement par le Fond du 11 janvier, le Conseil Départemental 13, la Région PACA, la Préfecture des Bouches du Rhône et le Rectorat Aix-Marseille.

Le groupe était animé par Sandrine Delrieu.

Anthropos-Cultures Associées, qui travaille sur l’interculturel, la prévention et une compréhension des radicalisations, a co-animé ce groupe en partant des réalités et des vécus des personnes associées à la démarche.

Une restitution du parcours réalisé a eu lieu en avril 2018 lors de la Biennale des écritures du réel [Centre Social Baussenque].

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